CYCLE DE CONFÉRENCES PLANET’ERE 2020 2ème conférence internationale

CYCLE DE CONFÉRENCES PLANET’ERE 2020

2ème conférence internationale

 

Comment faire de la crise une opportunité?

                                 


pour une transformation sociétale planétaire, pour que  l’ERE  devienne le pilier d’une nécessaire « Stratégie de changement individuel et collectif»

 

Mardi 23 Juin 2020

17h-19h00 heure du Maroc

La crise sanitaire mondiale, introduite par la Covid-19, a révélé l’ampleur des déséquilibres mondiaux (inégalités socio-territoriales, relation homme-nature, économie réelle et/ou financière, etc.) qui s’avèrent moralement inacceptables et politiquement intenables. Aujourd’hui, nous nous retrouvons devant des impasses économiques, face à des injustices sociales de plus en plus importantes  et surtout aux prises avec une crise écologique et environnementale provoquée par le productivisme. Si la crise a démontré la non soutenabilité du modèle de mondialisation (fondé sur un capitalisme sauvage) et de développement illimité (le toujours plus) de nos sociétés, elle nous indique aussi qu’il est impératif de revoir en profondeur nos choix de société et nos modes de vie.

La sortie de crise doit nous permettre de nous investir pour aller de l’avant, sans retour possible vers ce modèle de production et de consommation  qui fait, qu’aujourd’hui, il faudrait 1,8 planète Terre pour tenir le rythme de notre consommation actuelle de ressources ! Chaque année, le Jour du dépassement qui marque le jour de l’année où l’humanité a épuisé les ressources renouvelables de la planète, arrive toujours plus tôt que l’année précédente; en 2019, c’était le 29 juillet ! Cela signifie qu’à l’échelle de la planète, qu’à partir du 30 juillet, nous avons pêché plus de poissons, abattu plus d’arbres et cultivé plus de terres que ce que la nature peut renouveler  au cours d’une année. Quant à nos émissions de gaz à effet de serre, elles ont été plus importantes que ce que nos océans et nos forêts peuvent absorber. Autrement dit, à partir du jour du dépassement, l’humanité vit à crédit pour le reste de l’année! Des « dettes environnementales » qui s’accumulent dangereusement. Les générations qui vont suivre ont raison de craindre pour «l’héritage» que nous sommes en train de leur laisser.

À l’échelle de la planète, il existe cependant des différences notables qui nous indiquent qu’on peut faire les choses différemment : Le Qatar atteint son Jour du dépassement après seulement 42 jours, tandis que l’Indonésie a consommé toutes ses ressources pour l’année entière au bout de 342 jours. Si tous les ans, par nos efforts pour réduire notre empreinte écologique, nous repoussons de 5 jours la date du Jour du dépassement, nous pourrions atteindre en 2050  l’équilibre perdu!

 

Mais tout en reconnaissant la légitimité du désir de chaque individu  des 7 milliards d’humains en une  bonne qualité de vie, il reste indispensable de changer le modèle de développement des pays «développés», car si tout le monde vivait comme les Français (par exemple), il faudrait 2,7 planètes pour subvenir aux besoins de l’humanité ! Ce modèle est tout simplement insoutenable pour les pays «en voie de développement». 

Ce nécessaire changement de paradigme peut être engagé si on transforme la crise actuelle en opportunité pour choisir une  nouvelle voie de développement.

Les crises écologiques, économiques, sociales et environnementales sont de plus en plus liées, et derrière chacune de ces crises se cache, une crise de valeurs. Si on ne revoit pas le système prédominant actuel, si on ne se questionne pas sur nos comportements si tous les acteurs ne s’impliquent pas, notamment les États, les entreprises, les travailleurs, la société civile et les médias,  on accouchera de solutions temporaires à effet limité.

Le modèle économique et financier actuel n’est plus durable, les états et les populations et surtout les décideurs n’ont plus le choix. Ou bien ils changeront par eux-mêmes, ou bien les changements leurs seront imposés, par les crises climatiques, sanitaires, économiques et financières, politiques et sociales dont la fréquence et l’intensité ne cesseront d’augmenter.

C’est parce qu’il considère l’éducation relative à l’environnement comme l’un des meilleur moyens de stimuler et de nourrir les dynamiques de changement au sein des sociétés t,  le regroupement francophone PLANET’ERE organise le mardi 23 Juin 2020, la 2ème  conférence internationale avec la participation d’éminents experts et acteurs associatifs,  agissant depuis des décennies dans les domaines de l’éducation à l’environnement au niveau local, national et international, pour débattre des fondements pédagogiques,  des approches et des stratégies de l’ERE pour contribuer au changement souhaité.

 

Au cours de cette visioconférence, les intervenants échangeront sur les questions suivantes:

‐       Quelles sont les clés de l’ERE qui peuvent contribuer à la transformation de ce monde, soutenir la conscience qui émerge et  éviter que la «relance» qui s’annonce soit un mouvement de recul? Comment faire en sorte que cette crise soit un élan d’écocitoyenneté ?

‐       Quel système de valeurs peut-il être envisagé pour le nouveau modèle de développement?

‐       Est-on capable d’opérer une  mutualisation des pratiques éducatives innovantes  en l’ERE qui auraient  un effet levier mobilisateur auprès des citoyens et qui seraient en mesure d’influencer les décideurs ?

‐       Comment capitaliser sur les acquis de la gestion de la crise pour provoquer les ruptures? Quelle importance donner à l’ERE ?

 

 

Mardi 23 juin  2020

17 h 00 à 19 h 00 GMT+1 :

 

 

Intervenants :

 

Mme LUCIE SAUVE : Professeure à la faculté des sciences de l’éducation et membre de l’Institut des sciences de l’environnement de l’UQAM. Elle a fondé et dirigé jusqu’ici le Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté (Centr’ERE) Elle dirige la revue internationale Éducation relative à l’environnement – Regards, Recherches, Réflexions. Mme Lucie SAUVÉ, va traiter diverses dimensions de l’ERE, critique, heuristique et politique et ceci après avoir traité les dimensions  épistémologique, ontogénique, éthique et esthétique lors de la 1ere conférence internationale. 

Mme KENZA KHALLAFI chargée des Partenariats à la  Fondation Mohamed VI pour la protection de l’environnement : Fondation qui joue un rôle de 1er  ordre au niveau national et africain dans le domaine de l’ERE, qui a pu réussir grâce son rôle fédérateur entre différents acteurs  étatiques et non  étatiques de grand programmes de changement de mentalités, de comportement avec impact direct sur l’environnement dans le but d’atteindre les objectifs de développement durable (sauvegarde du littoral, Eco-écoles, concours jeunes reporters, restauration des parcs et jardins historiques, Air Climat…)

M. CHARLES BOULLAND : président du réseau CPIE de Normandie, administrateur de l’Union Nationale (couvrant l’ensemble du territoire français, plus de 900 salariés) et d’autres associations. Ancien professeur formateur et responsable de l’EDD pour l’Académie de Caen. Son expérience sur le long terme vous permettra de comprendre que l’ERE, en France, a porté ses fruits mais elle se heurte à de nouveaux écueils mal vécus par le mouvement associatif.

Mme LATIFA BOUHMADI : Coordinatrice nationale de la commission de l’environnement de l’AESVT-MAROC, le plus grand réseau national d’acteurs associatifs oeuvrant dans le domaine de l’ERE Au cours de 25 dernières années,  De nombreux programmes et projets ont permit de développer une approche de l’ERE misant sur l’encadrement, la sensibilisation et le développement de projets au niveau local. Les actions concrètes, le dialogue et le plaidoyer font de l’AESVT-MAROC  l’organisme fondateur du plus grand réseau national de la société civile environnementale.