Atelier de constitution du comité de pilotage pour le réseau APAC

Dans le cadre du projet de Soutien stratégique aux Aires et Territoires du Patrimoine Communautaire (APAC) au Maroc, financé et soutenu par le Programme de Micro-Financement du Fond pour l’Environnement Mondial (PMF-FEM), l’AESVT Maroc a organisé un atelier de constitution du Comité National Multi-acteurs (CNM) du réseau APAC, le jeudi 5 décembre, à Salé ainsi qu’une formation au profit des communautés locales, les vendredi 6 et samedi 7 décembre 2019.

Valoriser et préserver un patrimoine bio-culturel conservé par des communautés locales, c’est tout l’objectif du projet APAC, lancé il y a peu au Maroc. Dans un contexte de déclin de la biodiversité mondiale, il est apparu nécessaire d’appuyer les initiatives communautaires qui permettent une gestion durable des ressources naturelles. Les communautés rurales traditionnelles, qui forment les APAC marocaines, constituent en effet des acteurs essentiels de la protection de l’environnement. Fortement enracinées dans leur territoire, elles ont sauvegardé des pratiques et des règles transmises de génération en génération, propres à chacune d’entre elles, qui représentent une richesse culturelle et participent à la préservation de la biodiversité.

Lors d’un premier atelier de travail, qui s’est tenu en octobre, les différentes parties prenantes du projet, composées d’acteurs institutionnels, académiques et associatifs, ont décidé de créer un consortium APAC Maroc : un réseau dont la principale mission est d’œuvrer à la reconnaissance des APAC marocaines aux niveaux national et international. A travers ce consortium, l’idée est aussi de leur offrir un espace de concertation ainsi qu’un accompagnement afin de mobiliser des fonds et de développer des projets sur le terrain.

Un Comité National Multi-acteurs

Dans cette perspective, il a été convenu de mettre en place au sein du réseau, une structure de pilotage. Il s’agit d’un Comité National Multi-acteurs (CNM) qui a principalement vocation à développer des réflexions stratégiques et prospectives ; dans le but de promouvoir les APAC et la diversité bioculturelle, et afin de les inscrire dans la réflexion globale du gouvernement marocain relative aux politiques nationales, notamment celles ayant trait à la biodiversité et aux aires protégées.

L’atelier de constitution du CNM a donc eu lieu le jeudi 5 décembre, en présence d’une vingtaine de membres des communautés, des membres associatifs, des experts, des journalistes et une représentante du Haut-Commissariat des Eaux et Forêts. Une rencontre qui a permis d’aborder les questions se rapportant à la composition, la structure et le fonctionnement du réseau. Il en est ressorti que pour sa constitution, il serait intéressant de débuter tout d’abord avec des réseaux locaux qui se formeraient en association et assureraient dans un premier temps la documentation des APAC, nécessaire à l’alimentation de la base de données nationale.

Cet atelier de constitution du comité national a été suivi d’une formation au profit des communautés gardiennes d’APAC participant au projet les vendredi 6 et samedi 7 décembre. La formation a rassemblé environ trente membres des communautés venant des régions du Haut-Atlas, du Siroua et de Tinjdad, qui ont pu travailler de manière active et participative, sous forme de groupes de travail, sur les sujets suivants : la caractérisation de leurs APAC, les menaces internes et externes, les plans d’action locaux, la stratégie de communication et les techniques de plaidoyer.

Ces trois jours d’atelier auront permis aux futurs membres du réseau APAC de se connaître, de découvrir les territoires concernés, les problématiques de chacun et de discuter des différents aspects du projet. Cette rencontre s’inscrit dans la préparation du Carrefour méditerranéen des APAC qui aura lieu en février 2020 et qui permettra entre autres de finaliser les dernières modalités de constitution du réseau et le rendra ainsi opérationnel et actif.